mercredi 27 avril 2016

Quartier Saint-Giniez



Saint-Giniez est un quartier du 8e arrondissement dont j'ai traité la plus grande partie des constructions art Déco dans mes articles "Avenue du Prado" et "rue Paradis", étant donné que ces deux grands axes chargé en architecture années 30 font partie du quartier.
C'est un quartier tranquille, plutôt aisé avec de nombreux commerces et une population vieillissante. Il comprend le célèbre stade Vélodrome, et est littéralement coupé par deux axes majeurs : l'avenue du Prado et la rue Paradis ; la circulation routière y est de fait assez importante, d'autant plus qu'il est situé entre le centre ville et les plages. C'était encore au XIXe siècle un village, séparé en deux parties : le Grand Saint-Giniez et le Petit Saint-Giniez, regroupé autour de la paroisse homonyme. Le quartier comprend à la fois de très belles et anciennes villas, dont quelques-unes Art Déco, ainsi que des immeubles modernes et résidences de prestige.



Villa, 11 rue Dumont D'Urville



Villa de deux étages et un étage de combe. Ouverte par de grandes baies sur la façades principale et de hublots. Une tourelle contient très certainement la cage d'escalier ; des colonnes encadrent les différentes entrées du terrain.

Entrepreneur : J. Cresci





dimanche 24 avril 2016

Quartier du Pharo

8, rue des Catalans

Le quartier des Catalans est un quartier de bord de mer à Marseille. Il tient son nom d'un groupe de pêcheurs catalans qui s'était installé ici au XVIIe siècle. Le quartier s'organise autour de la plage des Catalans, entre le Palais du Pharo et la célèbre Corniche Kennedy. 

On aperçoit immanquablement lorsqu'on passe sur le bord de mer, cet immense bloc de béton daté de 1931, qui fait face à la anse des Catalans. Initialement destiné à être le Grand Hôtel du quartier, il devient un immeuble d'habitations. 

Simone Weil, alors réfugiée à Marseille, a habité cet immeuble, elle y aménage en novembre 1940 et y reste jusqu'en mai 1942, lorsqu'elle quitte la France pour le Maroc. Elle écrit dans une lettre à Boris Souvarine : "Le temps est assez doux et le chauffage central fonctionne dans l'immeuble depuis deux ou trois semaines. Nous avons eu vraiment froid quelques jours à la Toussaint ; mais cela n'a pas duré et cela se supporte fort bien. Nous avons parfois du mistral, mais aussi continuellement, le spectacle splendide de la mer".




Large d'environ 50 mètres, et long de 80 mètres, l'immeuble a plusieurs entrées rue de Suez et rue Papety. Une dizaine d'étages en comptant les aménagements sur la toiture, grande loggia au 6e étage et balcons individuels à tous les étages inférieurs. La façade princiapale comporte sous la loggia la date : 1931 et les initiales MF



Son architecture balnéaire, sa hauteur, sa forme, et sa proximité avec la mer  donne complètement sens à l'expression "architecture paquebot", qui était donnée à certains bâtiments tardifs du style Art Déco dont les lignes et l'aspect général rappelait celui des paquebots.

Quartier du Roucas Blanc


Dans les quartiers sud, sur les collines de calcaire entre les pins, on trouve la crème de la crème, un des quartiers les plus huppés de Marseille : Le Roucas Blanc (signifiant "le rocher blanc"). Ses villas, anciennes résidences d'été des industriels marseillais et ses labyrinthes d'escaliers sont ses caractéristiques. Dans le quartier, beaucoup de provençal en effet, sous forme de cabanons ou de très belles villas, mais on peut tomber sur quelques rares exemplaires Art Déco.

2 et 16 traverse Nicolas


Voici la villa "La Lézardière" (à gauche et au n°2), et la villa "Caprice" (à droite, et au n°16), toutes les deux situées sur la traverse Nicolas, petite montée résidentielle faite de virages très serrés.
Elles se font face avec leur oriel d'angle, entre la candeur de l'une et les couleurs provençales de l'autre.

La Lézardière est plus cossue, plus travaillée : bas reliefs au dernier étage, corbeaux sous la bow-window d'angle, encadrements des baies de l'angle arrondis, ferronneries avec des motifs de feuilles de palmier.
La Caprice est plus simple et semble avoir été bâtie plus tard : Encadrements des baies à pans coupés, ferronneries très simples, seule la bow-window d(angle soutenue par deux corbeaux donne vraiment du cachet à cette villa.



samedi 26 mars 2016

Les bars

LE MARENGO, 1 rue Marengo


Le Marengo se situe dans le rue homonyme, dans le quartier de Notre-Dame du Mont, derrière le cours Lieutaud, en direction du cours Julien (et donc de Notre-Dame), dans le 6ème arrondissement.

Seul le bar est de facture art déco, l'immeuble est largement antérieur. Je n'ai pas pu trouver l'histoire de ce bar, qui m'intrigue pourtant. Je vais essayer de continuer mes recherches.
A l'intérieur, pavés art déco, et surtout très joli renfoncement à mosaïques florales. 


En ce qui concerne l'ambiance du bar dans son entité, c'est un bar très sympa, sans prétention, assez bobo, qui fait bar, resto, et brunch.





LONGCHAMP PALACE, 22 boulevard Longchamp


Comme Le Marengo, Le Lonchamp Palace est un bar dont lui seul présente un aménagement art Déco, l'immeuble est antérieur. Et tout comme le bar précédent, la clientèle est relativement similaire, : la trentaine, ambiance cool et joviale, beaucoup de monde le soir. Fait bar, brunch, repas.


Il se situe sur le boulevard Lonchamp, dans le 1er arrondissement de la ville.
En termes d'architecture et de décoration : jolis carreaux à fleurs, et surtout, magnifique fresque de mosaïques représentant une fontaine (symbole du bar), qui renvoie sans doute au Palais Lonchamp lui-même situé au bout de la rue, et je le rappelle, édifié à la gloire de l'eau, en effet il fut construit en hommage à l'apport des eaux de La Durance à Marseille.



Deux anciens bars, maintenant abandonnés et réaménagés. Dans le quartier du Chapitre - Longchamp.

mercredi 16 mars 2016

Quartier Vauban


Le quartier Vauban est l'un des quartiers qui se situe au pied de Notre Dame de La Garde. On le traverse en général pour y accéder. Les maisons imbriquées les unes sur les autres, et ses ruelles étroites confèrent à ce morceau de ville ce charme si particulier à l'allure de village.
La rue Breteuil, la rue Paradis et le boulevard Vauban sont les axes principaux du quartier.

Le quartier peut se diviser en deux parties : la partie bourgeoise (autour de la rue Paradis, avec toutes ces rues qui portent le nom d'un médecin, et où vit une forte population juive) et la partie plus typique (avec les ruelles et les cabanons). L'Art Déco se retrouvera dans la partie bourgeoise, donc autour de la rue Paradis et de la rue Breteuil.


132 bis, rue Breteuil


On peut admirer à cette adresse une magnifique porte ouvragée de Henri Raybaud portant une sculpture représentant un forgeron. Au dessus, un bas relief d'une lectrice.
On retrouve aussi de superbes balustrades aux décors de corbeilles de roses. Le Bâtiment en lui même sans les ornements n'a que que très peu d'intérêt. Il se compose de deux petits étages construits en pierres de taille.


 


77 - 81, rue du Dr Jean Fiolle


Immeuble de 5 étages en pierres de taille construit en 1930. Ornements à la thématique "océanique". On peut en effet remarquer les différentes utilisations de la coquille St Jacques (gardes corps ; bas reliefs) ou encore de certaines ondulations qui rappellent celles des algues ou des pieuvres (comme sur la porte d'entrée). 


L'immeuble à trois hautes bow-windows s'étale sur trois entrées (77, 79, 81), et portait originellement les numéros 103 à 107. 


Architecte : H. Squitieri ; Entrepreneur : J. Crespo, 1930


67 - 69, rue du Dr Jean Fiolle


Immeuble à trois bow-window sur 5 étages aux frontons arrondis. Lignes verticales, cercles spirales et triangles décorent les façades et les ferronneries. 

Architecte : H. Squitieri ; Entrepreneur : 


71 - 75, rue du Dr Escat


Immeuble bourgeois signé Squitieri et daté de 1928. Trois bow-windows ornées de bas-reliefs aux motifs floraux devancent la façade et offrent au dernier étage des toits terrasses. Les ferronneries utilisent largement la spirale comme base.



Architecte : H. Squitieri ; Entrepreneur : J. Gresci, 1928



mardi 15 mars 2016

Quartier de l'Opéra

Galeries Lafayettes, 40 - 48, rue Saint-Ferréol 


Grand bâtiment de six étages contenant la célèbre chaîne parisienne Galeries Lafayette. L'extérieur arbore une allure très paquebot avec ses hauts murs blancs !
Construit à l'emplacement d'un autre magasin, Aux Armes de France, le bâtiment actuel date de 1927, il contenait à l'époque le magasin Dames de France avant d'appartenir au groupe Galeries Lafayette.



Comme on le voit sur l'ancienne photographie (1928), le magasin était conçu comme les grands magasins des XIXe - XXe siècles, en terrasse avec une verrière centrale.
Aujourd'hui, le magasin s'organise en étages et non plus en terrasses.


A l'intérieur tout l'ancien décor a bien sûr disparu. On ne verra plus que du placo blanc et des escalators, sauf si l'on a la curiosité d'emprunter l'ancienne cage d'escalier qui desservait les étages (et qui est toujours utilisable) sauf que la plupart des gens utilisent les escalators et ignorent même son existence. Bon, rien d'extraordinaire non plus dans cette cage d'escalier au décor typique art Déco : couleurs pourpres et sombres, faibles éclairages, rampe ouvragées.





















mercredi 24 février 2016

Rue Paradis


Quelques beaux exemples d'immeubles art déco se présentent dans la partie la plus récente de la rue Paradis (1880), où on retrouve même certains exemples de style très éclectique, mélange entre art nouveau et art déco. Il s'agit d'immeubles cossus et bourgeois à l'image de la rue, restant à la fois dans la thématique des ornements des immeubles voisins (art nouveau et haussmannien), avec leur achromie, leur toit d'ardoises mansardé, la richesse des ornements, la hauteur des étages, etc.

N°302-304


L'un des plus splendide exemple d'immeuble bourgeois art déco de Marseille. Sept étages, bow-window aux pans coupés avec lucarnes sur les côtés, ornementés en leur base de mâchicoulis aux lignes verticales. 



N°402-406


N°391

 

Large immeuble d'une hauteur de 26 mètres s'étalant sur 6 étages construit en 1931 avec deux grandes bow-window symétriques sur 6 étages également. L'une d'elle porte en son sommet un mascaron féminin. La ligne verticale est très utilisé, notamment de par les balustres et les bossages du rez-de-chaussée.


Les ferronneries et notamment les belles portes d'entrées ouvragées utilisent le motif floral.
Architecte : Henri Squitieri ; entrepreneur : J. Cresci, 1931


N°397, rue paradis/35, boulevard Lord Duveen


Immeuble d'angle rue Paradis/boulevard Lord Duveen. Six étages dont un étage-attique. Ici les arrrondis priment sur les pands coupés : l'angle des deux rue, les ouvertures du rez-de-chaussée. 
Une belle bow-window sur trois étages se termine en un balcon individuel. Pour les ferronneries et les bas-reliefs, divers motifs géométriques sont utilisés, dont le motif "vague" que l'on retrouve sur les ornements des encadrements de fenêtres et sur la bow-window.



N°436 



N°401-403


Autre immeuble de l'architecte Henri Squitieri, construit en 1931, comme le numéro 391 de la même rue, auquel il ressemble sensiblement avec ses deux bow-window symétriques sur six étages. Jolis bas-reliefs au décor végétal (fleur, feuilles) en haut des bow-bindow. Les ferronneries utilisent des formes onduleuses et de spirales.


Architecte : H. Squitieri ; entrepreneur : J. Cresci, 1931




N°444
N°450-452


N°479


Un style quand même très éclectique ici, malgré les bow-windows et les lignes verticales. Entre les petits écureuils et leurs pommes de pin qui chevauchent l'entrée, la forme très classique des balustres et la thématique "forestière" des ornements, on peut se poser des questions. Les ferronneries les pans coupés, la modernité de l'attique, les frontons laissent au contraire penser Art Déco. Ce n'est pas toujours très simple... 


On peut lire les initiales BB sur le blason d'entrée, le fameux, entouré par deux petites bêtes à poils.




N°481


Encore un immeuble bourgeois : six étages dont un étage de combles. Au niveau des ornements  : sculptures écaillées au premier étage, bas-reliefs à formes géométriques, balustres cylindriques, ferronneries à décor de corbeille de fruits ou de spirales, baies




N°536-538 : deux immeubles sans doute fin art déco, sans trop de cachet. Six étages chacun.



N°501



Immeuble d'angle au carrefour entre la rue Paradis et le boulevard Emile Sicard. Six étages dont un mansardé, toit d'ardoises. Style éclectique, avec des restes d'art nouveau de par la concavité des saillis des bais et les sculptures végétales qui ornent l'entrée et les façades.